Cine Qua Non

Cinéma

04 juin 2012

Moonrise Kingdom

de Wes Anderson (sortie: le 20 mai 2012)
Scénario de Roman Coppola & Wes Anderson

20075434

Un matin de l'été 1965, sur l'île de  New Penzance  près de la  Nouvelle Angleterre, le chef scout Ward (Edward Norton)  fait l'inspection de ses troupes. Un enfant manque à l'appel: Sam Shakusky ( Jared Gilman) . Ce dernier s'est enfui pour retrouver Suzy Bishop (Kara Hayward), une jeune fille de l'île qu'il a rencontré furtivement un an auparavant et  à qui il a promis de se revoir...

C'est le temps de l'amour, le temps des copains et de l'aventure...♪ chante Françoise Hardy dans le mange-disque du frère de Suzy. Quelques paroles qui résument bien le propos de ce long- métrage. Tous les films ( au moins ceux que j'ai vu) de Wes Anderson témoigne de son goût pour les années 60 c'est à dire son style de vie, son syle vestimentaire et son style musical. Moonrise Kingdom ne déroge pas à la règle. On y retrouve aussi sa fantaisie, son humour, ses décors et ses costumes so kitchs et sa manière si  personnelle de construire ses films. D'autre part, les habitués de l'univers Wes Anderson sont une fois de plus de la partie. Tout d'abord, Bill Murray en père un brin lunaire . Puis, le fidèle Jason Schwartzman en prêtre opportuniste. On peut dire qu'au fil des années, Wes Anderson s'est créé une famille cinématographique en s'entourant des mêmes acolytes puisque l'on retrouve aussi au scénario Roman Coppola. Avec Moonrise Kingdom, le clan s'agrandit en acceuillant de nouvelles recrues autrement dit Edward Norton  en chef de scout peu efficace et dépassé par les évènements, Bruce Willis en flic mélancolique et amoureux et Tilda Swinton  en assistante sociale peu conciliante. Cependant, face à ces acteurs confirmés, le couple formé par les deux jeunes interprètes  Jared Gilman et Kara Hayward, illumine cette histoire. En effet, si le premier interpelle le spectateur par sa détermination, son regard assuré malgré ses binocles qui lui recouvrent quasiment tout  le visage, son allure de scout à la Davy Crockett en fait un orphelin solitaire , finalement attachant, la jeune adolescente charme par sa désinvolture, son regard azur, sa garde-robe très seventies, son goût pour la lecture fantastique et son charisme naturel. D'autre part, ce film nous fait retomber complètement en enfance. On rêve d'embarquer pour cette folle aventure sur cette île peuplée d'individus atypiques. Wes Anderson filme avec une vision plutot décalée et  beaucoup de poésie les premiers émois amoureux.Il y traite aussi des liens  familiaux, la difficulté d'y trouver sa place et de s'en construire une quand on est orphelin.

En bref, avec Moonrise Kingdom, Wes Anderson signe encore une comédie mélancolique irrésistible. On y retrouve l'univers unique, coloré et inspiré de ce réalisateur pour notre grand plaisir.

*

Moonrise Kingdom

Posté par zaboue à 17:53 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    Une petite merveille qui a illuminé ce printemps pluvieux.

    (PS : pas facile de lire avec ces couleurs, sinon joli blog!)

    Posté par Wilyrah, 19 juin 2012 à 12:17
  • Pour l'instant, Wes Anderson ne m'a pas encore déçue. J'aime son côté loufoque et grand gamin^^. et puis merci pour ce gentil compliment. je vais essayer de faire quelque chose pour les couleurs

    Posté par zaboue, 19 juin 2012 à 14:42

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